Biographie Serge Ripert (1925-2002)

 

 

1925- 11 juillet. Naissance à Niort (Deux-Sèvres). Père provençal (Luberon). Mère niortaise.

 

1938 – Commence à peindre avec Henri PERTUS, professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Toulon (83). Fait la connaissance de COUBINE qui devient ami de la famille : peintre tchèque qui s’apparente à l’Ecole de Paris. Serge RIPERT séjourne souvent chez lui à Simiane-la-Rotonde.

 

1942- Après des études au lycée de Nîmes, formation à l’école des Beaux Arts.

Obtient un premier prix de sculpture.

 

1942- 43- Avec ses copains, il fonde le Cénacle à Nîmes. Continue à peindre influencé par Coubine. Se réfugie à Caseneuve pour échapper au STO. Travaille à la mine de soufre.

 

1945-47- Expositions à Paris, Nîmes, Avignon, Montpellier.

Commence à vendre sa peinture. Le musée Fabre de Montpellier lui achète une toile.

 

1947- En février, il séjourne chez le peintre CHABAUD à Graveson.

 

1946-1947- Il découvre Paris, l’impressionnisme, le fauvisme, le cubisme, l’Art Abstrait. Il fréquente HAYDEN, TAL COAT, VIEIRA  DA SILVA…

 

1947-1948- Séjour à St-Rémy de Provence avec CAVELL et TEJERO, peintres de sa génération qu’il a côtoyés à Paris.  Il rencontre GLEIZE, BALTHUS, POLIAKOV

 

1948- Fresque au château de Caseneuve : copie de St Savin : l’ivresse de Noé, scène de l’Ancien Testament.

 

1949- Janvier, Février- Séjour à Settignano (Florence) avec Coubine et son épouse, chez Nina Stein (belle-sœur de Gertrude). Ebloui par le quattrocento : Masaccio, Piero della Francesca, Giotto, Ghirlandaïo.

 

1949- Septembre- Il se marie avec Raymonde Aurouze.

 

1950- Janvier- Premier voyage au Maroc. Agadir.

 

1950- Mars- Commande  d’une fresque à la Chambre des Métiers de Nîmes avec Parsus et Ginac. Serge Ripert illustre les métiers du bâtiment, Parsus l’industrie, Ginac l’artisanat.


1951- Serge réalise dans les Arènes de Nîmes, la maquette des décors de Jules César de Shakespeare pour Raymond Hermantier; Adaptation de Jean-Francis Reille.

 

Eté 1952- Départ au Maroc où sa femme obtient un poste d’institutrice. Serge Ripert va peindre pendant deux ans dans la vallée du Souss, à Taroudannt. Il ramènera une centaine d’œuvres de ce séjour.

 

1953-Juillet- Naissance de son premier enfant. C’est pour lui une période de grand enthousiasme qui voit l’éclosion de nombreuses œuvres : huiles, gouaches, pastels, sculptures…

 

1954- Juin- Un événement dramatique : le bébé contracte la polio et meurt quelques mois après.

 

1954 – Décembre- Retour en France.

 

1955- 1956-  Serge Ripert surmontera mal cette épreuve. Il continue à peindre, mais avec des moments de dépression, de doute.

 

Il renonce à Paris et s’installe à Caseneuve (Vaucluse).

 

Ainsi, sa carrière de peintre a duré une quinzaine d’années : il a laissé plus de 300 tableaux, 300 dessins, des gravures, des eaux-fortes, des sculptures…

 

A partir de 1963, Serge Ripert se tourne vers une activité plus physique, un corps à corps avec une  matière plus exigeante : la pierre. En 1959, il a acquis le donjon de Caseneuve et il va se lancer bientôt dans une autre aventure, qui sera l’œuvre de sa vie, ( avec l’aide de sa famille)  la restauration du Château de Caseneuve.

 

Ses Maîtres : Henri PERTUS 1908-1988, peintre imagier de Provence.

Othon COUBINE 1883-1969, peintre d’origine tchèque qui s’apparente à l’Ecole de Paris.

Auguste CHABAUD 1882-1955, peintre provençal reconnu par ses contemporains et qui figure dans de nombreux Musées.

Ceux qui l’ont influencé :BRAQUE, LHOTE, et MAILLOL en sculpture

Quelques-uns des évènements d’après guerre qui l’ont marqué :

1946- Les Cent Chefs-d’œuvre de l’Ecole de Paris à la Galerie Charpentier.

1951- Rétrospective éblouissante des œuvres de VAN GOGH à Arles et St-Rémy de Provence.

1952- Exposition RENOIR à Arles. 

 

 

SERGE  RIPERT    1925-2002.

 

     Quand l’artiste disparaît, un gouffre s’ouvre sur l’oubli : sa science et surtout son savoir-faire sombrent avec lui. Pour lui, concevoir, peindre, sculpter ne s’emploieront plus désormais qu’au passé. Perdus à jamais sa technique, sa manière et son talent.

Reste l’œuvre….

Comme des archives secrètes, ses peintures sont restées enfouies, tassées, inaccessibles, au fond d’un placard. Tacitement interdites. Il n’était plus question d’en parler. De toutes façons, il avait lâché le fil d’Ariane et le labyrinthe s’était refermé sur ses recherches.

Quarante ans plus tard, au fur et à mesure que j’extraie les toiles, une à une, des pans de sa vie ressurgissent. Chaque peinture est le jalon d’un moment, d’un état d’âme,d’une émotion.

Dans l’œuvre, on peut suivre, visible ou imperceptible, le déroulement d’une

vie, presque comme dans un journal.

Au fil des années, on devine les influences successives, les prises de conscience, les techniques qui évoluent , la couleur, la lumière, la composition, des jours et des nuits de travail et de passion, avec, au bout du compte, quelquefois une victoire et souvent une insatisfaction.

Bien sûr, il traverse différents courants qui le séduisent. Curieux de tout, il avoue sa préférence pour Braque, Villon, de Staël dont il aime les constructions et les couleurs.

   

En 1960, Serge Ripert a trente-cinq ans. Son travail ne le satisfait plus. Il est dérouté par le climat intellectuel ambiant. IL est sans cesse question d’Art Abstrait, d’Abstraction géométrique qui sont à l’opposé de sa nature. Il n’est pas homme de théorie et fuit toute compromission. Il pense qu’il n’est plus dans la course.

   Le hasard fait qu’il découvre une autre forme d’Art qui requiert tout autant rigueur et imagination : l’Architecture. En 1959, il a acquis le donjon de Caseneuve et il va se lancer dans une autre aventure qui sera l’œuvre de sa vie , la restauration du Château de Caseneuve.  


 


 

 

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